Les histoires, une maladie congénitale

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Réponses

  • Pour répondre un peu au débat et à la question posée par TNK je pense que la littérature va dans plein de nouvelles branches à la fois :
    - les romances érotiques gays et lesbiennes pour le YA
    - la "littérature blanche" contemporaine, française et étrangère
    - un regain de légitimité de l'imaginaire (sf/fantasy/fantastique), qui tente de + en + de conquérir un public adulte, plutôt que YA
    - les livres pratiques rédigés par des personnalités, notamment youtubers et influenceurs sur les réseaux sociaux (pour ne pas citer instagram)
    - les feel good

    A cela, mais qui se ramène au feel good, il y a tous ces livres un peu contemporains mais humoristique, que ce soit dans la romance ou non. Des histoires parfois moyennes, sans vrai style, et avec un schéma visible dès le départ. Mais au moins, ils s'écrivent vite. L'auteur peut donc enchaîner les titres. Et c'est un besoin, dans notre période actuelle où le livre est de + en + éphémère, sa durée de vie se réduisant toujours +. 

    Pour ma part, j'aime la fantasy qui mêle les 2. De l'action qui ne soit pas toujours explicite, pas toujours en batailles, mais en intrigues politiques et luttes internes. Où les personnages sont gris, et motivés. Que la narration se cale sur le rythme de l'histoire, et non que l'histoire se comprime et s'adapte à la narration.
  • Nakãra a dit :
    @Emamka je ne pourrai pas te donner mon avis sur ton prologue, pas eu le temps encore de lire un peu et feuilleter les nouveautés mises en ligne pour choisir ma prochaine victime, il faudra donc que tu te contentes de celui de TNK pour le moment.

    Mais j'imagine le travail colossal que cela a dû te demander, quand on voit déjà la bête qu'est ce 1er tome... un beau GROOOOOS bébé ;)

    Bonjour!

    Aucun souci ! J'ai conscience que pour démarrer 911 pages il faut se préparer dans l'espace et dans le temps :D

    Enitram a néanmoins commencé pour de bon, et pour mon plus grand bonheur elle m'a donné ses premières impressions en privé. Beaucoup d'émotions positives d'un coup, assez pour aujourd'hui :D

    Nakãra a dit :
    Pour répondre un peu au débat et à la question posée par TNK je pense que la littérature va dans plein de nouvelles branches à la fois :
    - les romances érotiques gays et lesbiennes pour le YA
    - la "littérature blanche" contemporaine, française et étrangère
    - un regain de légitimité de l'imaginaire (sf/fantasy/fantastique), qui tente de + en + de conquérir un public adulte, plutôt que YA
    - les livres pratiques rédigés par des personnalités, notamment youtubers et influenceurs sur les réseaux sociaux (pour ne pas citer instagram)
    - les feel good

    A cela, mais qui se ramène au feel good, il y a tous ces livres un peu contemporains mais humoristique, que ce soit dans la romance ou non. Des histoires parfois moyennes, sans vrai style, et avec un schéma visible dès le départ. Mais au moins, ils s'écrivent vite. L'auteur peut donc enchaîner les titres. Et c'est un besoin, dans notre période actuelle où le livre est de + en + éphémère, sa durée de vie se réduisant toujours +. 

    Pour ma part, j'aime la fantasy qui mêle les 2. De l'action qui ne soit pas toujours explicite, pas toujours en batailles, mais en intrigues politiques et luttes internes. Où les personnages sont gris, et motivés. Que la narration se cale sur le rythme de l'histoire, et non que l'histoire se comprime et s'adapte à la narration.

    Pour le regain de légitimité de l'imaginaire, j'ai mon idée. Les grands auteurs de l'imaginaire, à la plume littéraire, sont presque tous 1/ soit morts 2/ soit vieux (on va le dire clairement). Mais depuis les années 90' et la vague Rowling, l'intérêt des romans jeunesse a explosé, et avec lui les multiples sagas destinées aux enfants/adolescents. D'où une SF/Fantasy rédigée pour les plus jeunes… tant sur la forme que sur le fond. Le "retour" de récits destinés aux adultes est peut-être associé à une certaine frustration.

    En dehors de cette remarque, bien d'accord sur ton découpage :)

    D'ailleurs, quand une "personnalité" sort un livre, cela me retourne l'estomac. Le commun des mortels doit accomplir les 12 travaux pour trouver un éditeur, mais eux…






  • Nakãra a dit :
    Pour répondre un peu au débat et à la question posée par TNK je pense que la littérature va dans plein de nouvelles branches à la fois :
    - les romances érotiques gays et lesbiennes pour le YA
    - la "littérature blanche" contemporaine, française et étrangère
    - un regain de légitimité de l'imaginaire (sf/fantasy/fantastique), qui tente de + en + de conquérir un public adulte, plutôt que YA
    - les livres pratiques rédigés par des personnalités, notamment youtubers et influenceurs sur les réseaux sociaux (pour ne pas citer instagram)
    - les feel good
    La tu décris les différents genres qui se développent actuellement.

    Mais moi je parlais d'approches. Il y a l'approche littéraire classique, pratiquée depuis que la littérature existe (option "mon livre est un livre"), et une nouvelle, influencée par le monde de l'image, cinéma en tête, qu'on pourrait résumer par le slogan "mon livre est un film" (bien sûr, quand je parle d'influence du cinéma, je parle aussi influence des séries télé - merci Netflix - et même à la marge des jeux vidéos).

    Si l'une des approches a un long passé, l'autre est plus récente, car née de l'influence d'autres arts nés grosso modo au cours du dernier siècle, sur la littérature.
  • @Emamka
    Tu auras au moins une lectrice alors ;) 

    C'est bien possible oui cette fantasy adaptée à la jeunesse à partir des années 2000. Ce qui a aidé à l'épanouissement et la reconnaissance du genre. Mais en parallèle, maintenant, on a du mal à trouver de la bonne fantasy adulte (et tout cas c'est mon sentiment, et quand je trouve une saga qui n'est pas dirigée vers les adolescents ou young adults, et qu'en + elle est bien je bondis de joie et m'y accroche). 


    @TNK
    Concernant les modes de narration, c'est bien possible en effet. Je n'y ai pas particulièrement fait attention dans mes lectures dernières. Mais est-ce que c'est valable partout, ou est-ce que c'est un peu + visible dans certains genres ? C'est la question que je me pose
  • @Emamka
    Ah et par rapport aux éditeurs et personnalités, c'est pire : ce sont les éditeurs qui vont eux-mêmes chercher les gens pour les textes :'(
  • Cathozie a dit :
    Laure Elisac a dit :
    Cathozie a dit :


    Le mien a été accepté cette semaine, mais il n'est toujours pas en ligne et le mail demande de la patience ;-).


    Bravo Cathozie, quelle bonne nouvelle !
    Et en plus, je viens de recevoir le mail m'annonçant qu'il était proposé à l'évaluation.
    Chouette ! :-)

    Alors alors, il faut nous donner le titre parbleu !
  • TNK a dit :
    J'ai l'impression que la littérature - dans un sens très large de ce terme - est en train de se diviser en deux catégories.

    D'un côté les romans qui se placent davantage dans une tradition de l'écrit et qui privilégient, comme Sophie le dit, les mots et les pensées, bref la musique de la langue, les belles phrases, le beau texte, et d'un autre côté des récits fortement imprégné du monde du cinéma, de ses codes, bref des romans qui ressemblent davantage à des scenarii qu'à de la littérature classique.

    Pour caricaturer, on aurait d'un côté la blanche de Gallimard, de l'autre Musso & cie (dans & cie, je crois - aux chiffres de vente près - qu'on peut me classer dans cette 2nde catégorie).

    Si on devait résumer ces deux visions par des slogans, je pense que celui des premiers serait "Mon livre est un livre", tandis que les seconds pourraient clamer haut et fort : "Mon livre est un film".

    Qu'en pensez-vous ?

    Ce débat faisait déjà couler de l'ancre au début du XXème siècle. Moi j'ai la prétention de viser ET le travail de la langue (pas de sous entendus) ET l'action.
    Balzac, Dumas ne choisissaient pas, j'aime me voir - aux chiffres de vente près ;-) - dans leur lignée.
  • Laure Elisac a dit :
    Cathozie a dit :
    Laure Elisac a dit :
    Cathozie a dit :


    Le mien a été accepté cette semaine, mais il n'est toujours pas en ligne et le mail demande de la patience ;-).


    Bravo Cathozie, quelle bonne nouvelle !
    Et en plus, je viens de recevoir le mail m'annonçant qu'il était proposé à l'évaluation.
    Chouette ! :-)

    Alors alors, il faut nous donner le titre parbleu !

    "Une si longue absence".
    J'ai fait un post ailleurs pour le présenter, je ne voulais pas "polluer" le sujet de quelqu'un d'autre :-).
  • Laure Elisac a dit :

    Ce débat faisait déjà couler de l'ancre au début du XXème siècle. Moi j'ai la prétention de viser ET le travail de la langue (pas de sous entendus) ET l'action.
    Balzac, Dumas ne choisissaient pas, j'aime me voir - aux chiffres de vente près ;-) - dans leur lignée.
    A défaut de jeu de langue, on relèvera le jeu de mots ;)
  • Laure Elisac a dit :

    Ce débat faisait déjà couler de l'ancre au début du XXème siècle. Moi j'ai la prétention de viser ET le travail de la langue (pas de sous entendus) ET l'action.
    Balzac, Dumas ne choisissaient pas, j'aime me voir - aux chiffres de vente près ;-) - dans leur lignée.
    Je ne dis pas qu'une forme d'action n'est pas possible dans un roman d'inspiration plus classique ni qu'une certaine qualité de langue soit impossible dans un roman d'inspiration cinematographique, mais que l'art de l'écrit est en train de diverger entre d'un côté les continuateurs d'une tradition millénaire, et de l'autre ceux qui pensent cinéma et qui transposent leurs visions à l'écrit, notamment en usant d'effets de montage.

  • TNK a dit :
    Laure Elisac a dit :

    Ce débat faisait déjà couler de l'ancre au début du XXème siècle. Moi j'ai la prétention de viser ET le travail de la langue (pas de sous entendus) ET l'action.
    Balzac, Dumas ne choisissaient pas, j'aime me voir - aux chiffres de vente près ;-) - dans leur lignée.
    Je ne dis pas qu'une forme d'action n'est pas possible dans un roman d'inspiration plus classique ni qu'une certaine qualité de langue soit impossible dans un roman d'inspiration cinematographique, mais que l'art de l'écrit est en train de diverger entre d'un côté les continuateurs d'une tradition millénaire, et de l'autre ceux qui pensent cinéma et qui transposent leurs visions à l'écrit, notamment en usant d'effets de montage.

    Je "vois" l'idée qu'exprime ici tnk parce que je l'ai ressenti à la lecture de son livre. Ça n'a rien à voir avec une qualité d'écriture, d'intrigue ou d'action.

    Je ne sais pas si c'est ce que tu as en tête tnk, et comme je ne suis pas auteur je schématise parce que je n'ai pas vraiment les mots précis pour le dire, mais c'est comme ça que je le ressens : il me semble que ça tient au sens du lecteur que veut toucher l'auteur.

    Le style cinématographique nous "montre" l'image par des effets. Il fait beaucoup moins appel au sens de l'imagination du lecteur. (Ce qui donne à mes yeux plus d'impact aux actions qu'aux émotions, c'est pour cette raison que je dit que je ne suis pas réceptive au style cinématographique).

    L'auteur traditionnel laisse davantage de place à l'interprétation, plus de latitude pour interpréter les détails, à l'intérieur du cadre offert par l'auteur. Et ce n'est pas à cause d'un manque de détails, c'est plutôt une autre façon d'amener les choses. Il n'utilise pas les mêmes ficelles.

    Heuuu … j'ai conscience que ce ne sera pas plus clair  après mes explications


  • Enitram a dit :

    Je "vois" l'idée qu'exprime ici tnk parce que je l'ai ressenti à la lecture de son livre. Ça n'a rien à voir avec une qualité d'écriture, d'intrigue ou d'action.

    Je ne sais pas si c'est ce que tu as en tête tnk, et comme je ne suis pas auteur je schématise parce que je n'ai pas vraiment les mots précis pour le dire, mais c'est comme ça que je le ressens : il me semble que ça tient au sens du lecteur que veut toucher l'auteur.

    Le style cinématographique nous "montre" l'image par des effets. Il fait beaucoup moins appel au sens de l'imagination du lecteur. (Ce qui donne à mes yeux plus d'impact aux actions qu'aux émotions, c'est pour cette raison que je dit que je ne suis pas réceptive au style cinématographique).

    L'auteur traditionnel laisse davantage de place à l'interprétation, plus de latitude pour interpréter les détails, à l'intérieur du cadre offert par l'auteur. Et ce n'est pas à cause d'un manque de détails, c'est plutôt une autre façon d'amener les choses. Il n'utilise pas les mêmes ficelles.

    Heuuu … j'ai conscience que ce ne sera pas plus clair  après mes explications


    Je comprends ton idée. Mais je sais pas, ce n'est pas une tendance que je remarque beaucoup. Peut-être que TNK en a + conscience parce qu'il est dans cette branche un peu de récit cinématographique. Mais bon ce n'est pas flagrant selon moi
  • Enitram a dit :
    TNK a dit :
    Laure Elisac a dit :

    Ce débat faisait déjà couler de l'ancre au début du XXème siècle. Moi j'ai la prétention de viser ET le travail de la langue (pas de sous entendus) ET l'action.
    Balzac, Dumas ne choisissaient pas, j'aime me voir - aux chiffres de vente près ;-) - dans leur lignée.
    Je ne dis pas qu'une forme d'action n'est pas possible dans un roman d'inspiration plus classique ni qu'une certaine qualité de langue soit impossible dans un roman d'inspiration cinematographique, mais que l'art de l'écrit est en train de diverger entre d'un côté les continuateurs d'une tradition millénaire, et de l'autre ceux qui pensent cinéma et qui transposent leurs visions à l'écrit, notamment en usant d'effets de montage.

    Je "vois" l'idée qu'exprime ici tnk parce que je l'ai ressenti à la lecture de son livre. Ça n'a rien à voir avec une qualité d'écriture, d'intrigue ou d'action.

    Je ne sais pas si c'est ce que tu as en tête tnk, et comme je ne suis pas auteur je schématise parce que je n'ai pas vraiment les mots précis pour le dire, mais c'est comme ça que je le ressens : il me semble que ça tient au sens du lecteur que veut toucher l'auteur.

    Le style cinématographique nous "montre" l'image par des effets. Il fait beaucoup moins appel au sens de l'imagination du lecteur. (Ce qui donne à mes yeux plus d'impact aux actions qu'aux émotions, c'est pour cette raison que je dit que je ne suis pas réceptive au style cinématographique).

    L'auteur traditionnel laisse davantage de place à l'interprétation, plus de latitude pour interpréter les détails, à l'intérieur du cadre offert par l'auteur. Et ce n'est pas à cause d'un manque de détails, c'est plutôt une autre façon d'amener les choses. Il n'utilise pas les mêmes ficelles.

    Heuuu … j'ai conscience que ce ne sera pas plus clair  après mes explications



    En tous les cas, vos réflexions sur le sujet sont très intéressantes, elles nourrissent ma réflexion, merci à vous.
    Cela me fait penser que je suis de plus en plus souvent déçue au cinéma, par le manque "d'écriture" du scénario, notamment dans les dialogues, qui sont d'une pauvreté et d'un cliché à pleurer. Sans parler des situations attendues et banales qui s'enchaînent sans surprises, et quand un film ou une série sort un peu du lot, 9 fois sur 10, il ou elle est tiré d'un roman. C'est un peu le diable qui se mord la queue (non, non, pas de sous-entendu ici, mais qu'est-ce que vous croyez !)

  • @TNK en fait cette idée de cinéma et de visuel se retrouve beaucoup dans les résumés de livres
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