Curiosité de lectrice, votre avis Mesdames les auteurs ?

Je trouve que discuter avec les auteurs, ceux dont j’ai aimé les écrits mais aussi ceux dont les romans m’ont un peu moins enthousiasmée, apporte une dimension supplémentaire au plaisir de lire. Ce forum est assez unique en son genre pour cela (dommage que si peu de lecteurs en profitent). Aujourd’hui je souhaite poser une question aux auteurs féminins :

J'utilise indifféremment "auteur" quel que soit le sexe de l'auteur. Prévisible pour une lectrice qui a une attitude conservatrice dans le domaine du langage écrit, et qui se réfère à l'académie française pour lever chaque doute.

Beaucoup d'encre a déjà coulé sur ce sujet mais c'est votre avis, Mesdames qui êtes concernées, que je suis curieuse de connaître.

Préférez-vous l'appellation classique "auteur" ? La forme logique autrice, qui peine à s'imposer (sans doute parce que c’est moche) ? Ou encore le très en vogue "auteure", qui gagne du terrain mais qui n'a pas de justification dans notre langue ?

Réponses

  • 16 Réponses sorted by Votes Date Added
  • TNKTNK Messages 589
    Bien que n'étant pas directement concerné (quoique... ayant publié en mon temps dans le journal du lycée certains articles sous le pseudonyme de Sandrine, si, un peu quand même...), je préfère auteurE à autRICE pour la raison que tu as citée : c'est moche, autrice.

    Si l'académie française ne s'est pas encore penchés sur la question, c'est que longtemps a prévalu l'idée que seul un homme avait l'intelligence nécessaire pour écrire, et qu'une auteure ou une autrice, qu'importe, vu que c'était censé être physiquement impossible. Question de quotient intellectuel...

    Comme (heureusement !) ce dogme stupide est tombé, la question se pose à présent...
  • Pour ma part, c'est "auteur", sans l'ombre d'un doute. Je ne ressens pas la nécessité de féminiser le mot.  Après, je peux comprendre que certain(e)s souhaitent adopter la tournure féminine. Dans ce cas, c'est "auteure" qui gagne haut la main (C'est vrai que c'est quand même très moche, autrice ! ;) )
  • EnitramEnitram Messages 185
    2 févr. modifié Vote Up0Vote Down

    Mais si Sandrine l’académie française s’est penchée il y a longtemps déjà sur la question ! 

    http://academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-et-titres

    et elle rejette de la même façon auteure et autrice

     Mais mon but est surtout de connaître les préférences des auteurs, pas ce qui est admis comme correct ou pas.

    Nous avons donc auteur pour la créatrice de Lianne et Arutha. Qu’en est-il pour celles de Dianne et Dennis, Milo, Katsu, Nyna, Edwenn, Mila, Julia, et les autres …

     Allez Messieurs, nous vous admettons finalement dans ce sujet au départ féminin, et il sera inutile de changer de prénom pour nous dire comment vous les nommez, et on sait donc que le père de Caillean et Vincent n’appellera pas ses consœurs « autrice » _ je disais bien que c'était moche _ ;)

  • TNKTNK Messages 589
    Enitram a dit :

    Mais si Sandrine l’académie française s’est penchée il y a longtemps déjà sur la question ! 

    http://academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-et-titres

    et elle rejette de la même façon auteure et autrice

     Mais mon but est surtout de connaître les préférences des auteurs, pas ce qui est admis comme correct ou pas.

    Nous avons donc auteur pour la créatrice de Lianne et Arutha. Qu’en est-il pour celles de Dianne et Dennis, Milo, Katsu, Nyna, Edwenn, Mila, Julia, et les autres …

     Allez Messieurs, nous vous admettons finalement dans ce sujet au départ féminin, et il sera inutile de changer de prénom pour nous dire comment vous les nommez, et on sait donc que le père de Caillean et Vincent n’appellera pas ses consœurs « autrice » _ je disais bien que c'était moche _ ;)

    Le personnage de Sandrine a été créé pour défendre la gent féminine face à un fan de calculettes, qui estimait que la grâce de vous autres mesdames n'avait de pareil que celle de cet engin :



    Alors, n'est-on pas là au comble de la féminité ? ;)

    Enfin pour Diane et Dennis, les héros de Silences Glacials, l'intitulé de la page facebook de Gwendoline répond à sa place : sa page s'appelle Gwendoline Cachia AuteurE :)


  • perso, je suis comme MyriamL, j'utilise auteur, sans e. Non pas que je pense masculin contre féminin, mais c'est comme maire, pompier, sage femme, j'y vois le nom, la fonction, plus que le genre.

    Mike
  • MyriamLMyriamL Messages 113
    4 févr. modifié Vote Up0Vote Down
    perso, je suis comme MyriamL, j'utilise auteur, sans e. Non pas que je pense masculin contre féminin, mais c'est comme maire, pompier, sage femme, j'y vois le nom, la fonction, plus que le genre.

    Mike
    Tu expliques très bien ce que je ressens, Mickael : la fonction devrait primer sur le genre (à mon humble avis ;) ).
  • Très bonne question. J'ai travaillé dans une institution qui commençait à féminiser les grades (cheffe par exemple) et j'avoue que cette façon de l'écrire me chiffonne... Non pas que je ne sois pas féministe mais je pense que la fonction doit primer sur le genre. Et je ne parle pas dau mot "autrice" qui sonne très mal...
  • Ben les choses avancent : l'Académie accepte la féminisation des titre (voir ici).
  • Mouais, pas convaincu pour un sou...

    La féminisation, c'est bien joli, mais que dire, alors d'un sage femme homme? On ne dit pas sage homme me semble-t-il? Pourquoi? parce que la vocation est plus importante que le titre comme chacun de nous, ici, évoquait.

    Bref, un coup dans l'eau des académiciens qui feraient mieux de lutter contre illettrisme et redonner le goût à la lecture aux gens plutôt que de changer ce genre de chose.

    Mike
  • DanièleDanièle Messages 79
    9 mars modifié Vote Up0Vote Down
    Sage-femme” signifie “qui a la connaissance de la femme”. Dans “sage-femme”, “femme” désigne donc la femme enceinte, et non la personne qui pratique le métier.

    Perso, je dis auteure. En Suisse on féminise tous ces mots. C'est, je pense, en partie dû à l'influence de la Suisse-Allemande (environ 65% des Suisses), car en Allemand il existe la version féminisée. 

    Mais c'est aussi dû à l'évolution de la langue. Et pourquoi l'Académie Française devrait être la seule à décider? Les francophones non Français n'auraient donc rien à dire? Pour moi, une langue vit à travers ses régions et régionalismes et c'est ça qui fait la beauté d'une langue quelle qu'elle soit! Ou bien? ;-)

    Et puis la plupart des pays francophones féminisent déjà depuis un moment ces professions.
  • Pourquoi dit-on un facteur/une factrice et pas une facteure ? Selon cette logique on devrait dire un auteur/une autrice. L'académie est garante du bon respect des règles de la langue, il est donc logique qu'elle préconise un emploi plutôt qu'un autre en tenant compte de la racine ou de l'étymologie d'un mot, mais il me semble qu'en général elle n'impose rien. Et ce n'est pas elle qui est à l'origine de cette féminisation des mots.

    Chacun parle comme il le souhaite, mais s'il souhaite être compris certaines règles me paraissent quand même nécessaires. Ensuite on les suit ou pas, c'est juste un choix personnel.

    C'est pour ça que je demandais ce que préféraient NOS romancières, quel était LEUR choix :)))

  • TNKTNK Messages 589
    Une amie auteure (mais pas NP) dresse dans l'un de ses romans une compilation de féminisations osées (in. "Les limbes de ton esprit", L. Reynders) :

    "
    Un professionnel est un sportif de haut niveau.
    Une professionnelle est une p***...
    "

    "
    Un courtisan est attaché à la cour, au services d'un roi ou d'un prince.
    Une courtisane est une femme aux moeurs légères, une p***...
    "

    "
    Un homme facile, c'est un homme agréable à vivre.
    Une femme facile, c'est une fille de petite vertu, une p***...
    "

    Et ainsi de suite...


  • Est-ce qu'il y a vraiment une logique aux innombrables exceptions des règles de la langue française? Honnêtement, parfois je me dis que non. Bon d'accord, je suis une matheuse que la grammaire rebute. 

    Une amie Argentine me disait qu'une des grandes difficultés quand on apprend le français, se sont les nombreuses exceptions que comporte chaque règle. 

    Personnellement je trouve auteure plus joli et je crois que c'est le féminin le plus communément admis.
  • TNK a dit :
    Une amie auteure (mais pas NP) dresse dans l'un de ses romans une compilation de féminisations osées (in. "Les limbes de ton esprit", L. Reynders) :

    "
    Un professionnel est un sportif de haut niveau.
    Une professionnelle est une p***...
    "

    "
    Un courtisan est attaché à la cour, au services d'un roi ou d'un prince.
    Une courtisane est une femme aux moeurs légères, une p***...
    "

    "
    Un homme facile, c'est un homme agréable à vivre.
    Une femme facile, c'est une fille de petite vertu, une p***...
    "

    Et ainsi de suite...


    =) =) =) =) =)  savoureux
  • TNK a dit :
    Une amie auteure (mais pas NP) dresse dans l'un de ses romans une compilation de féminisations osées (in. "Les limbes de ton esprit", L. Reynders) :

    "
    Un professionnel est un sportif de haut niveau.
    Une professionnelle est une p***...
    "

    "
    Un courtisan est attaché à la cour, au services d'un roi ou d'un prince.
    Une courtisane est une femme aux moeurs légères, une p***...
    "

    "
    Un homme facile, c'est un homme agréable à vivre.
    Une femme facile, c'est une fille de petite vertu, une p***...
    "

    Et ainsi de suite...


    Je sens que je vais acheter ce livre!
  • TNKTNK Messages 589
    Pour les franciliens, cette auteure sera le week-end prochain (15-18 mars 2019) à Livre Paris.
    Elle sera de passage chez moi dans l'est en mai, pour notre forum du livre annuel...
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