Je me présente mais je ne m'appelle pas Henri

Je voudrais pourtant bien réussir ma vie, remarquez que je me débrouille pas trop mal jusque là, étant dotée depuis la naissance d'une nature joyeuse... Contrairement à la chanson, non seulement je ne m'appelle pas Henri, mais j'écris sous le pseudonyme de Laure Elisac et je viens de soumettre un de mes romans aux nouvelles plumes : "Oh Lord !" c'est un roman dit sentimental, mais j'ai du mal à avec les catégories. J'aime raconter des histoires modernes, dans lesquelles je plonge des personnages que je regarde vivre, évoluer, surmonter les difficultés, s'amuser et faire l'amour, la vie quoi ! Dans Oh Lord ! mes personnages sont plongés dans un bain très british, l'histoire se passe dans un manoir du Kent, c'est que depuis petite je suis gavée de romans anglais, d'Enid Blyton à Daphné Du maurier en passant par Agatha Christie et Jane Austen, pour terminer avec mon mentor, la plus anglophile des américaines : Elizabeth George. 
Cela fait quelques années que je m'autopublie, l'expérience avec Nouvelles plumes est une première. J'espère qu'Oh Lord ! saura trouver ses lecteurs (Messieurs, tous les hommes qui l'ont lu, malgré l'étiquette romance, l'ont beaucoup aimé, alors n'hésitez pas à sortir du cliché qui voudrait réserver ce genre de roman aux femmes) et que j'aurai le plaisir de lire vos fiches ou vos remarques. J'en ai eu beaucoup grâce à l'auto-édition, et c'est toujours enrichissant de lire les avis des lecteurs, en plus du plaisir d'être lu, tout simplement.
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Réponses

  • 62 Réponses sorted by Votes Date Added
  • Bonjour Laure et bienvenue par ici,
    J'ai commencé à lire le premier chapitre, je me lance dans une lecture plus sérieuse dès demain.
    Je te souhaite tout plein de lecture :-).
  • Cathozie a dit :
    Bonjour Laure et bienvenue par ici,
    J'ai commencé à lire le premier chapitre, je me lance dans une lecture plus sérieuse dès demain.
    Je te souhaite tout plein de lecture :-).

    Bonjour Cathozie, merci pour ton message, je me réjouis de savoir mes personnages entre tes mains. J'ai cru comprendre que tu es auteur également ? Lecture, écriture, nous voilà déjà deux précieux points en commun !
  • CathozieCathozie Messages 53
    décembre 2019 modifié Vote Up0Vote Down
    Laure Elisac a dit :
    Cathozie a dit :
    Bonjour Laure et bienvenue par ici,
    J'ai commencé à lire le premier chapitre, je me lance dans une lecture plus sérieuse dès demain.
    Je te souhaite tout plein de lecture :-).

    Bonjour Cathozie, merci pour ton message, je me réjouis de savoir mes personnages entre tes mains. J'ai cru comprendre que tu es auteur également ? Lecture, écriture, nous voilà déjà deux précieux points en commun !
    Oui, auteur également.

    La lecture m'est nécessaire pour me nourrir et nourrir mes personnages et je tâche d'évaluer avec sérieux lorsque je le fais. D'aucuns diront que je suis très sévère, c'est vrai mais c'est ainsi que j'aimerais être évaluée aussi si (lorsque ?) le roman que j'ai proposé ici arrive(ra) jusque-là. Le premier, malgré neuf évaluations dont huit bonnes et quatre coups de cœur, n'était pas arrivé à l'édition, mais comme tu l'as dit dans ton message initial, être lu est déjà formidable.

    En tout cas, à présent que je me suis organisée, je lis les romans que j'évalue avec un bloc et un stylo en main pour (tenter) de ne pas laisser passer la moindre faute et pour y inscrire des questions qui me viennent en cours de lecture. Je te laisse imaginer combien c'est pratique quand on lit surtout au lit ;-).
  • Je n'ai pas encore mis le nez dans les romans à évaluer sur Nouvelles Plumes, mais il m'arrive de faire des relectures de romans d'amies auteures ; c'est un travail que j'adore et qui est très formateur pour sa propre écriture. Je ne sais pas si je suis sévère, mais pointilleuse, ça c'est sûr, et intransigeante. Je serai ravie de lire tes remarques. En plus, si tu lis au lit, on m'a dit que c'était le meilleur endroit pour lire Oh Lord !
    Ton roman n'a pas atteint l'édition, as-tu essayé l'auto-édition ?

  • D'aucuns diront que je suis très sévère, c'est vrai mais c'est ainsi que j'aimerais être évaluée aussi si (lorsque ?) le roman que j'ai proposé ici arrive(ra) jusque-là.


    Comment fait-on pour évaluer ton livre ? Je ne le trouve pas. Il est dans quelle catégorie ?
  • Laure Elisac a dit :
    Je n'ai pas encore mis le nez dans les romans à évaluer sur Nouvelles Plumes, mais il m'arrive de faire des relectures de romans d'amies auteures ; c'est un travail que j'adore et qui est très formateur pour sa propre écriture. Je ne sais pas si je suis sévère, mais pointilleuse, ça c'est sûr, et intransigeante. Je serai ravie de lire tes remarques. En plus, si tu lis au lit, on m'a dit que c'était le meilleur endroit pour lire Oh Lord !
    Ton roman n'a pas atteint l'édition, as-tu essayé l'auto-édition ?


    Oui, j'ai essayé l'auto-édition (directement chez Amazon) pour le second roman que je propose ici et qui est le premier d'une série de quatre (que j'appelle ma série australienne), mais il n'a pas eu le succès escompté et ici, il est encore en pré-sélection. Je préviendrai quand il sera en ligne, s'il passe ce stade.

    Quant à celui qui a été refusé ici au printemps, (il fallait qu'ils meurent) dans la catégorie Policier, je suis en pleine relecture. Je ne sais pas encore ce que j'en ferai : le re proposer ici ou l'envoyer à un éditeur ou l'auto-éditer.
    D'aucuns diront que je suis très sévère, c'est vrai mais c'est ainsi que j'aimerais être évaluée aussi si (lorsque ?) le roman que j'ai proposé ici arrive(ra) jusque-là.

    Comment fait-on pour évaluer ton livre ? Je ne le trouve pas. Il est dans quelle catégorie ?

    Non, il n'est pas encore disponible. "Une si longue absence" est  toujours en pré-sélection pour le moment, et le précédent n'est plus en évaluation.
  • Bonjour Laure, bravo pour la présentation, elle apporte un sourire salvateur en ce lundi matin aussi pluvieux dans ma tête que dehors… !

    Est-ce que ce cher Henri et son rythme universel accompagnerait bien la lecture de ton récit par hasard ? :D En tout cas, ça accompagne très bien la lecture de ton résumé et de ton premier chapitre héhé (et puis, une fois qu'on l'a en tête, il ne veut plus partir…).

    Je te souhaite beaucoup de succès.

  • Emamka a dit :

    Est-ce que ce cher Henri et son rythme universel accompagnerait bien la lecture de ton récit par hasard ? :D


    Bonjour Emamka, merci pour ton gentil mot. En écrivant ma présentation j'ai réalisé que mon père s'appelle vraiment Henri, c'est drôle car je n'avais jamais fait le lien avec la chanson ! Etant née sous Pompidou, Balavoine fait partie de mes gènes.
    Pour répondre à ta question, si c'est une chanson qui te fait sourire et te met du baume au coeur, alors oui, elle accompagnera parfaitement mon récit, mais s'il devait y avoir une BO, ce serait "Last Christmas" de Wham. Chut, je n'en dirai pas plus...
  • Laure Elisac a dit :
    Emamka a dit :

    Est-ce que ce cher Henri et son rythme universel accompagnerait bien la lecture de ton récit par hasard ? :D


    Bonjour Emamka, merci pour ton gentil mot. En écrivant ma présentation j'ai réalisé que mon père s'appelle vraiment Henri, c'est drôle car je n'avais jamais fait le lien avec la chanson ! Etant née sous Pompidou, Balavoine fait partie de mes gènes.
    Pour répondre à ta question, si c'est une chanson qui te fait sourire et te met du baume au coeur, alors oui, elle accompagnera parfaitement mon récit, mais s'il devait y avoir une BO, ce serait "Last Christmas" de Wham. Chut, je n'en dirai pas plus...

    On voit là comme la culture est mouvante de nos jours. J'avais fait la même vanne (Je m'présente, mais j'm appelle pas Henri) devant des jeunes de 20 ans : bide absolu...

    En tout cas bienvenue Laure... je suppose que si ta BO était "Last Christmas" que ton roman concourt pour le prix de la romance... j'ai bon ?
  • TNK a dit :

    On voit là comme la culture est mouvante de nos jours. J'avais fait la même vanne (Je m'présente, mais j'm appelle pas Henri) devant des jeunes de 20 ans : bide absolu...

    En tout cas bienvenue Laure... je suppose que si ta BO était "Last Christmas" que ton roman concourt pour le prix de la romance... j'ai bon ?
    Désolée pour ton bide,  si j'osais, je dirai que tu t'es scratché comme un hélico dans le désert, mais non, je vais garder cette vanne pour moi, elle encore pire que la première (je me présente...)
    Le concours me dit quelque chose, mais je ne sais plus si je me suis inscrite. Peut-être dans un moment d’euphorie, ou une crise de paludisme ? C'est que je n'aime pas trop le principe du concours, je  ne peux pas m'empêcher d'imaginer des chevaux qui courent sous la cravache. Mais j'étais tellement en joie lorsque j'ai soumis mon roman aux Nouvelles plumes, que j'ai peut-être coché la case concours, impossible de m'en rappeler. Ce sera la surprise !

    Tu es inscrit à ce concours toi aussi ?

  • TNKTNK Messages 842
    décembre 2019 modifié Vote Up0Vote Down
    Laure Elisac a dit :
    TNK a dit :

    On voit là comme la culture est mouvante de nos jours. J'avais fait la même vanne (Je m'présente, mais j'm appelle pas Henri) devant des jeunes de 20 ans : bide absolu...

    En tout cas bienvenue Laure... je suppose que si ta BO était "Last Christmas" que ton roman concourt pour le prix de la romance... j'ai bon ?
    Désolée pour ton bide,  si j'osais, je dirai que tu t'es scratché comme un hélico dans le désert, mais non, je vais garder cette vanne pour moi, elle encore pire que la première (je me présente...)
    Le concours me dit quelque chose, mais je ne sais plus si je me suis inscrite. Peut-être dans un moment d’euphorie, ou une crise de paludisme ? C'est que je n'aime pas trop le principe du concours, je  ne peux pas m'empêcher d'imaginer des chevaux qui courent sous la cravache. Mais j'étais tellement en joie lorsque j'ai soumis mon roman aux Nouvelles plumes, que j'ai peut-être coché la case concours, impossible de m'en rappeler. Ce sera la surprise !

    Tu es inscrit à ce concours toi aussi ?

    N'ayant actuellement aucun roman dans la course, la réponse est non. Les deux précédents ont fait un petit tour d'hélico dans le désert... on connaît la suite...

    Mais le prochain que je posterai sera dans le cadre d'un concours, ça oui...

  • TNK a dit :
    N'ayant actuellement aucun roman dans la course, la réponse est non. Les deux précédents ont fait un petit tour d'hélico dans le désert... on connaît la suite...

    Mais le prochain que je posterai sera dans le cadre d'un concours, ça oui...


    Désolée pour le tour dans le désert, mais je ne peux pas m'empêcher de rire, je suppose que nous devons avoir le même humour hasardeux. En tous les cas, cette semaine j'ai des élèves qui chantaient du Gilbert Montagné en classe alors notre vanne Balavoine va peut-être faire son come back....
    Tu en as fait souvent des concours ? Qu'est-ce que tu aimes dans le principe ?
    De quoi parles tes romans ?
  • TNKTNK Messages 842
    décembre 2019 modifié Vote Up0Vote Down
    Laure Elisac a dit :
    TNK a dit :
    N'ayant actuellement aucun roman dans la course, la réponse est non. Les deux précédents ont fait un petit tour d'hélico dans le désert... on connaît la suite...

    Mais le prochain que je posterai sera dans le cadre d'un concours, ça oui...


    Désolée pour le tour dans le désert, mais je ne peux pas m'empêcher de rire, je suppose que nous devons avoir le même humour hasardeux. En tous les cas, cette semaine j'ai des élèves qui chantaient du Gilbert Montagné en classe alors notre vanne Balavoine va peut-être faire son come back....
    Tu en as fait souvent des concours ? Qu'est-ce que tu aimes dans le principe ?
    De quoi parles tes romans ?

    Oui, c'est possible... LOL !

    Gilbert Montagné fait son retour ? Celle là, je ne l'avais pas vue venir ! Donc Henri qui veut réussir sa vie, être aimé, sans traverser la rue et devenir serveur alors qu'il voulait devenir une idole a ses chances pour le méga come-back !

    Je n'ai encore jamais présenté mes romans aux concours NP, et les nouvelles que j'ai présenté à des concours m'ont valu un seul prix : celui de la nouvelle la plus hors sujet du concours...

    Je n'aime pas particulièrement le principe, car comme Zazie, j'achète un monde où tout le monde gagne... mais pas de bol, ce n'est pas celui où nous vivons... donc pas le choix...

    Quant à mes deux premiers romans présentés sur NP, laissons leur pitch parler pour eux :

    La fille de demain (8,44/10 sur NP) :

    "
    13 novembre 2015. Il est des concerts qui ne se terminent pas comme prévu. 
    Alors que Vincent agonise, fauché par les balles des terroristes, il n'a qu'un regret : ne jamais avoir trouvé Caillean, la femme de ses rêves. Caillean est belle, Caillean est intelligente, Caillean est tout et plus encore... Caillean n'a qu'un seul défaut : celui de n'être qu'une chimère, née de son imagination.

    Juste avant que Vincent ne sombre dans l'inconscience apparaît comme surgie de nulle part une mystérieuse jeune femme. Vincent a le temps de la reconnaître : c'est elle, c'est Caillean...

    Qui est-elle ?
    D'où vient-elle ?
    Pourquoi sauve t-elle Vincent ?

    Comment va réagir le gouvernement en découvrant son existence, ainsi que la technologie dont elle est porteuse ?

    Enfin Caillean n'est-elle pas, elle aussi, manipulée pour le meilleur... ou le pire ?
    "

    C'est arrivé en avril (8,97/10 sur NP) :

    "
    Si on vous disait que demain, votre ville serait rayée de la carte ?
    Si vous deviez fuir à la campagne, chez un ami dont la maison cache un secret qui va changer votre vie ?

    Pour Vincent, c’est arrivé en avril. Le jour de sa rencontre avec Karine.

    Qui est-elle ?
    Quel est son lien avec la destruction des grandes villes ?
    Pourquoi tient-elle à se rendre à Sedona, Arizona ?

    Car s’il existe de meilleures dates que la fin du monde pour tomber amoureux, se pourrait-il que leur amour soit notre ultime espoir ?

    Une aventure haletante, un road trip à travers les États-Unis, une chasse à l’homme impitoyable, une machination implacable doublée d’une histoire d’amour entre deux êtres réunis par le destin… ou autre chose
    "

    Quant au prochain, surprise...

    Voilà voilà... et toi ?
  • Cher TNK, je trouve que le prix de nouvelle la plus hors sujet est le plus beau prix que l'on peut gagner. Je n'en peux plus du consensus artistique qui règne depuis quelques décennies, on vit dans un monde lisse et insipide, ça fait du bien parfois de tomber sur des aspérités. Un peu de surprises que diable !
    Tes romans ont l'air très intéressants, je vais caser le deuxième dans ma pile de livres à lire. Tu as reçu de bonnes notes sur les Nouvelles plumes, pourquoi dis-tu que tu as terminé dans le désert ? Les super comptes rendus n'ont pas suffit à te faire éditer ?

    Moi ça fait une petite dizaine d'années que je m'auto-édite. Mes deux premiers romans ont eu beaucoup de succès, assez pour envisager de travailler à mi-temps pour mon consacrer à l'écriture, mais ces dernières années, je ne sais pas si c'est dû au piratage, aux magouilles d'Amazon avec leurs abonnement qui ont fait baisser la rémunération des auteurs ou la saturation du genre "romance" pris d’assaut par des auteures-charcutières qui pondent des romans comment on fait des saucisses : un peu de ci, un peu de ça haché ensemble et on bourre le tout dans des kilomètres de boyaux, peut-être aussi parce que j'aime prendre mon temps pour écrire et que je mets entre 2 et 3 ans pour sortir mes livres, ce qui est une éternité pour beaucoup de lectrices de romance, bref, j'ai gardé un noyau de fidèles lectrices, mais pas suffisamment pour me consacrer à l'écriture.
    Heureusement, j'adore mon métier de prof, il me permet de gagner honorablement ma vie tout en m'amusant et il me permet de pratiquer mes passions sans le stress de l'argent et le besoin de reconnaissance.
    Cet été je me suis amusée à envoyer un de mes romans, "Oh lord !" à quelques maisons d'éditions parce que le numérique c'est super, mais j'aimerais bien voir mes livres en librairie. Les éditions Laffont n'ont pas retenu le manuscrit mais ils m'ont proposé de me recommander aux Nouvelles plumes, d'où mon arrivée ici.
    Concernant ce que j'aime écrire, c'est difficile de m'enfermer dans une catégorie. Romance contemporaine est ce qui correspond le plus parce que mes histoires parlent d'amour, mais elles parlent aussi beaucoup de sexe, de psychologie, de philosophie, de rapports humains, quoi. J'aime bien aussi l'univers de la comédie, et je suis satisfaite quand mes scènes font rire les lecteurs.

    Je vois qu'il y a beaucoup d'auteurs et de personnalités intéressants ici et je compte bien me mettre aux fiches de lectures...

  • Ah la redirection depuis les éditions Robert Laffont, bienvenue au club ! Du coup j'espère que c'est une transmission qu'ils font pour ceux dont ils trouvent les écrits "insuffisants ou inadaptés pour chez nous", mais avec du potentiel pour NP. Et pas une forme de message automatique :)

    En tout cas félicitations pour tes succès passés en auto-édition. C'est sûr que selon les genres, la concurrence diffère. Sans doute pour durer en AE faut-il arbitrer ses écrits entre le côté puriste et celui commercial. Après tout sur les marchés, on vend plus de saucissons que de caviar ;)
  • Atlas Johan a dit :
    Ah la redirection depuis les éditions Robert Laffont, bienvenue au club ! Du coup j'espère que c'est une transmission qu'ils font pour ceux dont ils trouvent les écrits "insuffisants ou inadaptés pour chez nous", mais avec du potentiel pour NP. Et pas une forme de message automatique :)

    En tout cas félicitations pour tes succès passés en auto-édition. C'est sûr que selon les genres, la concurrence diffère. Sans doute pour durer en AE faut-il arbitrer ses écrits entre le côté puriste et celui commercial. Après tout sur les marchés, on vend plus de saucissons que de caviar ;)

    Perso, j'ai mon hypothèse : Il est de notoriété publique que Laffont refuse environ 6000 manuscrits par an. Si tous ces 6000 devaient être envoyés sur NP, il y aurait 6000 romans à évaluer ici chaque année, or nous sommes loin de ce chiffre. Et même si tous les auteurs refusés par cet éditeur n'acceptent sans doute pas la proposition de redirection sur NP je ne vois pas moins 10% l'accepter... (en effet, 10% de 6000 ça fait quand même 600... soit plus que le nombre de romans évalués chaque année sur NP).

    Donc à mon avis, chez cet éditeur, ils ont 3 catégories : Accepté / Refusé mais redirigé vers NP / Refusé tout court... mais bon, ça n'engage que moi...

    On ne dure en AE que si le roi 'mazon le veut. Bref, si ton roman fait du chiffre. Après, on peut faire du "commercial" sans cocher toutes les cases. Par exemple on te dira partout qu'un happy end est nécessaire pour un roman commercial, or ce qui revient régulièrement dans mes commentaires est que les lecteurs sont restés le cul par terre suite à ma fin, qui à leurs yeux est la cerise sur le gâteau... or cette dernière est très loin d'un happy end... on a donc une certaine liberté.
    Après, écrire pour le public, tenter de l'intéresser à chaque page, ma foi, je dirais que c'est notre devoir en tant qu'auteurs...

  • Bonjour :-)
    TNK a dit :

    On voit là comme la culture est mouvante de nos jours. J'avais fait la même vanne (Je m'présente, mais j'm appelle pas Henri) devant des jeunes de 20 ans : bide absolu...

    En tout cas bienvenue Laure... je suppose que si ta BO était "Last Christmas" que ton roman concourt pour le prix de la romance... j'ai bon ?


    Bide absolu malgré l'universalité reconnue de Henri ?! Alors qu'il passe à toutes les soirées, tous les mariages, tous les anniversaires, et même en boite ?
    Ce n'est pas la culture de Henri que je remets en question, c'est l'humour des après 2000 x)

    Sinon, par certaine non plus qu'un happy end est nécessaire pour vendre. Je comprends plutôt que c'est au démarrage de rentrer dans le moule "commercial". Les premiers chapitres, le premier livre… ils doivent être calibrés pour la vente. Ensuite, pour les prochains livres, ou la fin du premier (bref, ce que le stagiaire ne survole pas avant de jeter le manu à la poubelle) l'auteur me semble plus libre, justement, car il a réussi l'exploit de se démarquer au début. Ca me rappelle notre ancienne conversation Philippe TNK : à mon avis (comme je suis têtue), ce n'est pas tellement le livre que l'auteur vend ensuite, c'est son propre nom sur la page de couverture ! Certains auteurs (que je ne citerai pas) produisent en chaîne des romans totalement inintéressants OU contraires aux "cases" commerciales alors que leur premier livre, ou les premiers, sont parfaitement calibrés ! Mais, et alors ? Les lecteurs se souviennent de lui, son univers les réconfortent, et tant que ce n'est pas pourri, il continuera de vendre, car au début, il les a accrochés… A la fin, la fin, il en fait ce qu'il veut ^^ Il vendra quand même. Car tout le monde veut la savoir, la fin ! Bonne ou pas, l'essentiel est de faire parler !

    On retrouve ce constat dans la littérature, le cinéma ou les séries…

    Le plus important, pour l'aspect commercial, me semble donc inhérent au démarrage. Ensuite, et seulement, on est libre... 

    Heureusement, il y aura toujours des exceptions. Des artistes qui ont tout donné au début, qui ont accroché par leur originalité (au lieu d'accrocher pour leur potentiel commercial), et qui sont tombés ensuite dans les cases à cocher, mais globalement ça va plus dans l'autre sens… et ça ne semble pas s'arranger :/


  •   " Bonne humeur, bonne humeur, où t'es-tu envolée ? "  
                                 


    Oh, pour en revenir aux renvois des éditions Laffont !
    C'est la MODE !? Même méthode chez Fleuve noir et chez Gallimard. Le renvoi bien poli qui introduit, chez l'auteur, une tonne d'interrogations : "ça veut dire qu'ils ont aimé ? ça veut dire qu'ils auraient pu le publier si c'était entré dans leur catalogue ? ça veut dire que je peux espérer ? ça veut dire qu'ils l'ont… qu'ils l'ont…. LU ?!"
    Réponse d'un éditeur à qui j'ai posé la question : "Manière polie de décliner (…) sans connaître les desiderata des autres éditeurs"
    Douche froide….

  • Atlas Johan a dit :
    Ah la redirection depuis les éditions Robert Laffont, bienvenue au club ! Du coup j'espère que c'est une transmission qu'ils font pour ceux dont ils trouvent les écrits "insuffisants ou inadaptés pour chez nous", mais avec du potentiel pour NP. Et pas une forme de message automatique :)
    Je fais également partie de ce club-là.
    Ma foi, ça m'a tout de même fait plaisir de ne pas recevoir un simple et laconique (et poli) "merci, mais non merci". J'avais trouvé leur formulation plutôt généreuse, même si le résultat flirte de bien près avec le refus pur et simple : "Cependant, ayant à cœur d'accompagner les nouveaux talents, nous nous sommes rapprochés des éditions Nouvelles Plumes, dans le cadre d'un partenariat, et souhaitons leur transmettre votre manuscrit." Au moins, cela m'a fait découvrir NP dont je n'avais jamais entendu parler avant cela.

    Parce que les interrogations, ça ne manque pas ici non plus quand le comité de lecture choisit de ne pas éditer un roman malgré de bonnes appréciations (sauf une en ce qui me concerne).
    On comprend parfaitement que tout ne soit pas éditable (en l'état au moins). C'est ainsi. Et on tâche de comprendre aussi qu'aucune raison ne soit donnée au refus. Je me dis que parfois c'est parce qu'on a un roman qui oscille entre plusieurs genres et qu'il est difficile de choisir lors du dépôt du manuscrit, mais du coup, on est dans une expectative douloureuse sur ce qu'il faudrait "retravailler" comme le conseille le mail de refus.

    J'ai trouvé en NP le moyen de lire les ouvrages des autres (avec un objectif plus critique que récréatif) et c'est de cette façon que j'ai pu (et je peux encore) relire mon manuscrit avec plus d'acuité que je ne l'avais fait jusque-là (plus d'une dizaine de relectures à objectifs différenciés). Je sais qu'on peut relire durant trente ans nos romans et qu'on y trouvera toujours à redire et à corriger (ne serait-ce que parce que notre humeur a changé entre deux lectures par exemple), mais quand je relève chez d'autres, ce que je considère comme peu agréable à "l'oreille", je sais que je dois travailler à ne pas risquer de tomber dans les mêmes travers. Cela m'aide vraiment beaucoup. Le seul inconvénient est que, quand je lis les autres, je n'ai plus le temps (en tout cas pas assez de temps) pour travailler à mon écriture.

    Ah, là, là ! Quel cruel dilemme ! :-)
  • Atlas Johan a dit :
    Ah la redirection depuis les éditions Robert Laffont, bienvenue au club ! Du coup j'espère que c'est une transmission qu'ils font pour ceux dont ils trouvent les écrits "insuffisants ou inadaptés pour chez nous", mais avec du potentiel pour NP. Et pas une forme de message automatique :)

    En tout cas félicitations pour tes succès passés en auto-édition. C'est sûr que selon les genres, la concurrence diffère. Sans doute pour durer en AE faut-il arbitrer ses écrits entre le côté puriste et celui commercial. Après tout sur les marchés, on vend plus de saucissons que de caviar ;)


    Concernant cette mystérieuse invitation des éditions Robert Laffont, je leur ai tout simplement posé la même question que toi : Est-ce une réponse automatique faite aux romans refusés ? Une personne très aimable m'a répondu que pas du tout, que c'était leur façon de donner un coup de pouce aux manuscrits qu'ils ne se sentaient pas de publier mais chez qui ils reconnaissaient du potentiel.


    PS : je sais que c'est moi qui ai lancé le thème de la saucisse, mais il vaut mieux éviter de parler saucisson et autre aliment aux formes phalliques lorsque tu t'adresses à une auteures de romans sentimentaloérotiques par ce que ça risque de partir très vite en blagues gluantes...


  • On ne dure en AE que si le roi 'mazon le veut. Bref, si ton roman fait du chiffre. Après, on peut faire du "commercial" sans cocher toutes les cases. Par exemple on te dira partout qu'un happy end est nécessaire pour un roman commercial, or ce qui revient régulièrement dans mes commentaires est que les lecteurs sont restés le cul par terre suite à ma fin, qui à leurs yeux est la cerise sur le gâteau... or cette dernière est très loin d'un happy end... on a donc une certaine liberté.
    Après, écrire pour le public, tenter de l'intéresser à chaque page, ma foi, je dirais que c'est notre devoir en tant qu'auteurs...

    Finalement, que ce soit Amazon ou un éditeur, nous les artistes nous retrouvons toujours devant le choix non pas cornélien mais capitaliste du : écrit-on pour exprimer quelque chose qui nous appartient, ou écrit-on pour coller à ce qui appartient aux public/lecteur ?
    Personnellement, comme je l'ai dit précédemment, je gagne déjà ma vie en faisant quelque chose que j'aime donc l'écriture n'est ni un besoin de gagner plus d'argent, ni un besoin de reconnaissance (tous les jours je parle devant une centaine de jeunes qui sont OBLIGES de m'écouter, le pied pour nourrir son narcissisme.) donc, comme toi apparemment, je me fiche des codes.
    Je suppose que c'est ce qui fait que je ne trouve pas d'éditeur. Mes romans sont de la romance, mais plus sucrée-salée que purement romantique, il y a des scènes de sexe détaillées, mais ce n'est ni du porno ni du pur érotique car le sexe est là pour servir l'histoire et non l'inverse, il y a une dimension psychologique chez mes personnages et des parties de pure littérature qui font dire à certaines de mes lectrices de romance qu'il y a "trop de descriptions", c'est également de la comédie, j'aime bien faire rire, mais les lecteurs qui aiment rire n'aime pas forcément la dimension érotique et enfin, il y a des scènes homosexuelles qui sont difficile à vendre pour des lecteurs qui n'auraient pas le goût de l'aventure. Tu comprends aussi pourquoi j'ai du mal à cocher la bonne case quand il faut choisir une catégorie.

  • Emamka a dit :

    Sinon, par certaine non plus qu'un happy end est nécessaire pour vendre. Je comprends plutôt que c'est au démarrage de rentrer dans le moule "commercial". Les premiers chapitres, le premier livre… ils doivent être calibrés pour la vente. Ensuite, pour les prochains livres, ou la fin du premier (bref, ce que le stagiaire ne survole pas avant de jeter le manu à la poubelle) l'auteur me semble plus libre, justement, car il a réussi l'exploit de se démarquer au début. Ca me rappelle notre ancienne conversation Philippe TNK : à mon avis (comme je suis têtue), ce n'est pas tellement le livre que l'auteur vend ensuite, c'est son propre nom sur la page de couverture ! Certains auteurs (que je ne citerai pas) produisent en chaîne des romans totalement inintéressants OU contraires aux "cases" commerciales alors que leur premier livre, ou les premiers, sont parfaitement calibrés ! Mais, et alors ? Les lecteurs se souviennent de lui, son univers les réconfortent, et tant que ce n'est pas pourri, il continuera de vendre, car au début, il les a accrochés… A la fin, la fin, il en fait ce qu'il veut ^^ Il vendra quand même. Car tout le monde veut la savoir, la fin ! Bonne ou pas, l'essentiel est de faire parler !

    On retrouve ce constat dans la littérature, le cinéma ou les séries…



    Je suis d'accord avec toi Emamka, et ce que tu dis me rappelle une interview du musicien Vangelis qui disait qu'il possédait chez lui des centaines de compositions originales qui ne seront jamais produites parce que ses producteurs ne veulent que du "Vangelis", ils vendent du Coca-Cola et ne veulent que refaire et refaire toujours le même Coca-Cola.

    Mais que peut-on attendre de plus d'une société basée sur l'argent ?
    Parfois il m'arrive de me demander si je vais continuer à m'auto-éditer, surtout lorsqu'un bouquin que j'ai passé plus de deux ans à peaufiner est piraté dans l'heure de mise en ligne sur Amazon et que je trouve, en plus, des lectrices sur des forums, qui remercient avec effusion l'auteur du piratage pour ça "gentillesse de consacrer son temps pour leur permettre de lire tous ces livres" !!! Il faut avoir beaucoup d'humour...
  • Laure Elisac a dit :

    Concernant cette mystérieuse invitation des éditions Robert Laffont, je leur ai tout simplement posé la même question que toi : Est-ce une réponse automatique faite aux romans refusés ? Une personne très aimable m'a répondu que pas du tout, que c'était leur façon de donner un coup de pouce aux manuscrits qu'ils ne se sentaient pas de publier mais chez qui ils reconnaissaient du potentiel.

    Tu vois, là, on entre dans la crise de confiance généralisée qui frappe notre monde. A force de langue de bois à tous les étages, on se met à ne plus rien croire. D'ailleurs j'aime souvent à répéter qu'une bonne nouvelle, je la présume fausse alors qu'une mauvaise nouvelle, je la présume vraie.

    Dans le cas de Laffont, ils auraient très bien pu te dire ça pour se donner une bonne image alors qu'en réalité tout les refusés recevraient ce mail, malgré ce qu'ils t'ont dit. Comment savoir ? Seuls les stats peuvent te donner la réponse et, comme démontré dans un post-ci dessus, vu le nombre de refusés chez Laffont, il est impossible qu'ils donnent ce sauf conduit à tout le monde. Donc pour le coup, Laffont t'a probablement dit la vérité.

    C'est pour ça que je me fie aux stats et aux chiffres vérifiables plutôt qu'au déclaratif, et je recoupe les sources.

    Finalement, que ce soit Amazon ou un éditeur, nous les artistes nous retrouvons toujours devant le choix non pas cornélien mais capitaliste du : écrit-on pour exprimer quelque chose qui nous appartient, ou écrit-on pour coller à ce qui appartient aux public/lecteur ?
    Personnellement, comme je l'ai dit précédemment, je gagne déjà ma vie en faisant quelque chose que j'aime donc l'écriture n'est ni un besoin de gagner plus d'argent, ni un besoin de reconnaissance (tous les jours je parle devant une centaine de jeunes qui sont OBLIGES de m'écouter, le pied pour nourrir son narcissisme.) donc, comme toi apparemment, je me fiche des codes.
    Je suppose que c'est ce qui fait que je ne trouve pas d'éditeur. Mes romans sont de la romance, mais plus sucrée-salée que purement romantique, il y a des scènes de sexe détaillées, mais ce n'est ni du porno ni du pur érotique car le sexe est là pour servir l'histoire et non l'inverse, il y a une dimension psychologique chez mes personnages et des parties de pure littérature qui font dire à certaines de mes lectrices de romance qu'il y a "trop de descriptions", c'est également de la comédie, j'aime bien faire rire, mais les lecteurs qui aiment rire n'aime pas forcément la dimension érotique et enfin, il y a des scènes homosexuelles qui sont difficile à vendre pour des lecteurs qui n'auraient pas le goût de l'aventure. Tu comprends aussi pourquoi j'ai du mal à cocher la bonne case quand il faut choisir une catégorie.

    C'est plus compliqué que ça. Pour la bonne et simple raison que tout ce qui marche finit à un moment par ne plus marcher... et que les plus grands succès sont des romans qui ont cassé les codes. Par exemple les histoires de sorciers, c'était has been de chez has been avant qu'un certain Harry ne pointe le bout de ses lunettes...

    Donc ce qui est commercial et ce qui ne l'est pas est loin d'être facile à déterminer... en tout cas, ça l'est bien moins qu'on ne veut le croire...
  • Emamka a dit :

      " Bonne humeur, bonne humeur, où t'es-tu envolée ? "  
                                 


    Oh, pour en revenir aux renvois des éditions Laffont !
    C'est la MODE !? Même méthode chez Fleuve noir et chez Gallimard. Le renvoi bien poli qui introduit, chez l'auteur, une tonne d'interrogations : "ça veut dire qu'ils ont aimé ? ça veut dire qu'ils auraient pu le publier si c'était entré dans leur catalogue ? ça veut dire que je peux espérer ? ça veut dire qu'ils l'ont… qu'ils l'ont…. LU ?!"
    Réponse d'un éditeur à qui j'ai posé la question : "Manière polie de décliner (…) sans connaître les desiderata des autres éditeurs"
    Douche froide….


    Pourtant ce n'est pas la réponse que j'ai eu de Laffont... d'ailleurs, vraiment, les gens avec qui j'ai échangé chez eux étaient tellement chaleureux, c'était très agréable et encourageant.

  • TNK a dit :
    Laure Elisac a dit :

    Concernant cette mystérieuse invitation des éditions Robert Laffont, je leur ai tout simplement posé la même question que toi : Est-ce une réponse automatique faite aux romans refusés ? Une personne très aimable m'a répondu que pas du tout, que c'était leur façon de donner un coup de pouce aux manuscrits qu'ils ne se sentaient pas de publier mais chez qui ils reconnaissaient du potentiel.

    Tu vois, là, on entre dans la crise de confiance généralisée qui frappe notre monde. A force de langue de bois à tous les étages, on se met à ne plus rien croire. D'ailleurs j'aime souvent à répéter qu'une bonne nouvelle, je la présume fausse alors qu'une mauvaise nouvelle, je la présume vraie.

    Dans le cas de Laffont, ils auraient très bien pu te dire ça pour se donner une bonne image alors qu'en réalité tout les refusés recevraient ce mail, malgré ce qu'ils t'ont dit. Comment savoir ? Seuls les stats peuvent te donner la réponse et, comme démontré dans un post-ci dessus, vu le nombre de refusés chez Laffont, il est impossible qu'ils donnent ce sauf conduit à tout le monde. Donc pour le coup, Laffont t'a probablement dit la vérité.

    C'est pour ça que je me fie aux stats et aux chiffres vérifiables plutôt qu'au déclaratif, et je recoupe les sources.

    Finalement, que ce soit Amazon ou un éditeur, nous les artistes nous retrouvons toujours devant le choix non pas cornélien mais capitaliste du : écrit-on pour exprimer quelque chose qui nous appartient, ou écrit-on pour coller à ce qui appartient aux public/lecteur ?
    Personnellement, comme je l'ai dit précédemment, je gagne déjà ma vie en faisant quelque chose que j'aime donc l'écriture n'est ni un besoin de gagner plus d'argent, ni un besoin de reconnaissance (tous les jours je parle devant une centaine de jeunes qui sont OBLIGES de m'écouter, le pied pour nourrir son narcissisme.) donc, comme toi apparemment, je me fiche des codes.
    Je suppose que c'est ce qui fait que je ne trouve pas d'éditeur. Mes romans sont de la romance, mais plus sucrée-salée que purement romantique, il y a des scènes de sexe détaillées, mais ce n'est ni du porno ni du pur érotique car le sexe est là pour servir l'histoire et non l'inverse, il y a une dimension psychologique chez mes personnages et des parties de pure littérature qui font dire à certaines de mes lectrices de romance qu'il y a "trop de descriptions", c'est également de la comédie, j'aime bien faire rire, mais les lecteurs qui aiment rire n'aime pas forcément la dimension érotique et enfin, il y a des scènes homosexuelles qui sont difficile à vendre pour des lecteurs qui n'auraient pas le goût de l'aventure. Tu comprends aussi pourquoi j'ai du mal à cocher la bonne case quand il faut choisir une catégorie.

    C'est plus compliqué que ça. Pour la bonne et simple raison que tout ce qui marche finit à un moment par ne plus marcher... et que les plus grands succès sont des romans qui ont cassé les codes. Par exemple les histoires de sorciers, c'était has been de chez has been avant qu'un certain Harry ne pointe le bout de ses lunettes...

    Donc ce qui est commercial et ce qui ne l'est pas est loin d'être facile à déterminer... en tout cas, ça l'est bien moins qu'on ne veut le croire...

    Merci de me conforter dans cette expérience agréable que j'ai eue avec Laffont. J'ai tendance à croire d'office que les gens disent la vérité, cela occasionne parfois quelques surprises, mais la vie est plus agréable comme ça :-)

    Une petite anecdote concernant les étiquettes et les modes. Lorsque j'ai commencé à m'auto-éditer, j'ai voulu me diriger vers le marché anglophone car aux EU la littérature sentimentaloérotique marche mieux qu'en France et puis il y a plus de lecteurs potentiels, donc j'ai traduit Oh Lord en anglais avec un ami anglais (un an d'une expérience très drôle et stimulante) mais j'ai rencontré plusieurs problèmes : Même écrit en anglais, même co-signé avec un auteur anglais, Amazon référence le roman uniquement en "littérature étrangère" et les anglophones, américains ou britanniques lisent peu de traductions, j'ai démarché un agent anglais, il a aimé le roman mais trouvait difficile de le "caser" à cause de la traduction. Mon traducteur a même démarché sa propre maison d'édition qui l'a trouvé très bien traduit, mais son département "littérature étrangère" n'était pas le même que "Littérature Sentimentale", donc impossible de le publier : trop de sexe pour "littérature étrangère" et pas la bonne langue de départ pour "littérature  sentimentale."
    Au final, 8 ans après cette traduction, je constate que la littérature homosexuelle explose aux Etats-Unis et que les lectrices sont de plus en plus friandes de lectures hommes/hommes. Damned ! Et ma version anglaise qui végète dans les limbes d'Amazon !!!

    Heuresement que j'ai de l'humour :-)


  • CathozieCathozie Messages 53
    décembre 2019 modifié Vote Up0Vote Down
    Laure Elisac a dit :
    Cathozie a dit :
    Bonjour Laure et bienvenue par ici,
    J'ai commencé à lire le premier chapitre, je me lance dans une lecture plus sérieuse dès demain.
    Je te souhaite tout plein de lecture :-).

    Bonjour Cathozie, merci pour ton message, je me réjouis de savoir mes personnages entre tes mains. J'ai cru comprendre que tu es auteur également ? Lecture, écriture, nous voilà déjà deux précieux points en commun !

    Ça y est ! Je viens de rendre ma fiche de lecture.
    Pour te donner une idée... je suis allée télécharger le second tome :-).

    Allez les autres, lisez, lisez !

  • Merci de me conforter dans cette expérience agréable que j'ai eue avec Laffont. J'ai tendance à croire d'office que les gens disent la vérité, cela occasionne parfois quelques surprises, mais la vie est plus agréable comme ça :-)

    Une petite anecdote concernant les étiquettes et les modes. Lorsque j'ai commencé à m'auto-éditer, j'ai voulu me diriger vers le marché anglophone car aux EU la littérature sentimentaloérotique marche mieux qu'en France et puis il y a plus de lecteurs potentiels, donc j'ai traduit Oh Lord en anglais avec un ami anglais (un an d'une expérience très drôle et stimulante) mais j'ai rencontré plusieurs problèmes : Même écrit en anglais, même co-signé avec un auteur anglais, Amazon référence le roman uniquement en "littérature étrangère" et les anglophones, américains ou britanniques lisent peu de traductions, j'ai démarché un agent anglais, il a aimé le roman mais trouvait difficile de le "caser" à cause de la traduction. Mon traducteur a même démarché sa propre maison d'édition qui l'a trouvé très bien traduit, mais son département "littérature étrangère" n'était pas le même que "Littérature Sentimentale", donc impossible de le publier : trop de sexe pour "littérature étrangère" et pas la bonne langue de départ pour "littérature  sentimentale."
    Au final, 8 ans après cette traduction, je constate que la littérature homosexuelle explose aux Etats-Unis et que les lectrices sont de plus en plus friandes de lectures hommes/hommes. Damned ! Et ma version anglaise qui végète dans les limbes d'Amazon !!!

    Heuresement que j'ai de l'humour :-)

    Ah mais moi "croire" et "faire confiance" sont des mots qui ne font pas partie de mon vocabulaire. "Vérifier", "recouper l'information" davantage. Cela permet d'ailleurs par la suite de savoir qui est fiable et qui ne l'est pas (de ce côté là, une employée des NP a passé le test haut la main :) ).

    Je sais bien que les anglosaxons pratiquent un protectionnisme qui ne dit pas son nom en snobant les traductions... mais n'y a t-il pas moyen de faire passer ton texte pour celui d'une américaine expatriée en France ? Cette dernière serait légitime, non ? Après tout, quand Aurélie Valognes a lancé son "mémé dans les orties" en AE, elle habitait en Italie, or le roman est paru sur Amazon France...

    Si tu crois en ton livre, faut te battre pour qu'il soit reconnu à sa juste valeur !
  • Cathozie a dit :
    Laure Elisac a dit :
    Cathozie a dit :
    Bonjour Laure et bienvenue par ici,
    J'ai commencé à lire le premier chapitre, je me lance dans une lecture plus sérieuse dès demain.
    Je te souhaite tout plein de lecture :-).

    Bonjour Cathozie, merci pour ton message, je me réjouis de savoir mes personnages entre tes mains. J'ai cru comprendre que tu es auteur également ? Lecture, écriture, nous voilà déjà deux précieux points en commun !

    Ça y est ! Je viens de rendre ma fiche de lecture.
    Pour te donner une idée... je suis allée télécharger le second tome :-).

    Allez les autres, lisez, lisez !

    Oh merci Cathozie ! Quelle joie de lire ton retour.  Bon eh bien je me réjouis de savoir que le tome 2 est entre tes mains ;-)
    Je ne sais pas comment on fait pour avoir accès aux fiches de lecture, doit-on attendre la fin des évaluations ? Je vais aller trainer mes guêtres sur le site pour voir si je trouve quelque chose...

    Bonne lecture à toi
  • Laure Elisac a dit :
    Je ne sais pas comment on fait pour avoir accès aux fiches de lecture, doit-on attendre la fin des évaluations ? Je vais aller trainer mes guêtres sur le site pour voir si je trouve quelque chose...

    Bonne lecture à toi
    Pas d'accès aux fiches, elles sont mises en ligne "en bloc" à la date de fin d'évaluation (initiale ou prolongée selon les cas). Mais via le forum Cathozie peut éventuellement  te l'adresser en pièce jointe si elle le veut.
  • Enitram a dit :
    Laure Elisac a dit :
    Je ne sais pas comment on fait pour avoir accès aux fiches de lecture, doit-on attendre la fin des évaluations ? Je vais aller trainer mes guêtres sur le site pour voir si je trouve quelque chose...

    Bonne lecture à toi
    Pas d'accès aux fiches, elles sont mises en ligne "en bloc" à la date de fin d'évaluation (initiale ou prolongée selon les cas). Mais via le forum Cathozie peut éventuellement  te l'adresser en pièce jointe si elle le veut.

    Elles sont mises en ligne en bloc afin d'éviter que les premiers lecteurs influencent les suivants.

    Il est intéressant de constater que les chroniques NP divergent fortement d'un lecteur à l'autre (normal : chaque lecteur doit faire son opinion soi-même) alors que les retours sur des sites comme Babelio influencent les retours suivants...
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